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Chapitre 5 Les opérations de trésorerie de l’entreprise



 
En partie vue dans les autres chapitres. Cette partie n’abordera donc uniquement les placements à courts termes et le rapprochement bancaire.

 1. Les opérations sur VMP
 
L’entreprise peut acheter des titres (Actions, autres parts sociales, SICAV, ou obligations…). Certains titres peuvent être conservés (durablement donc immobilisés) dans le but de prendre une participation, de devenir associé dans les entreprises dont l’activité nous intéresse ou d’encaisser des dividendes. D’autres titres sont achetés uniquement afin de placer des liquidités (excès de trésorerie) dont dispose l’entreprise pendant un temps limité… il s’agit des Valeurs Mobilières de Placement.
 
Les VMP sont des éléments de la trésorerie : classe 5 (503 Actions ; 506 Obligations). Les frais d’acquisition constituent des charges (627).
 
Lors de la cession de titres, il faut constater la sortie de l’actif.
 
 2. Les effets de commerce
 
La lettre de change est un document par lequel le tireur (créancier), donne l’ordre au tiré (le débiteur), de payer une certaine somme à lui-même ou à une autre personne (le bénéficiaire), à une date fixée (l’échéance).
La lettre de change pourra donc être :
  • encaissée à la date d’échéance si l’entreprise n’a pas besoin de trésorerie (remise à l’encaissement),
  • négociée auprès de sa banque avant l'échéance si l'entreprise a des difficultés de trésorerie (remise à l’escompte)
  • utilisée pour payer un fournisseur (le bénéficiaire sera différent du tireur)
    2.1 Les effets de commerce à recevoir pour les fournisseurs (remise à l’encaissement)
 
1ère étape : transformation de la créance ordinaire en créance mobilisable. On solde le 411 et on le transforme en 413.
 
2ème étape : Quelques jours avant l’échéance, le porteur endosse l’effet de commerce et le remet à sa banque, qui se charge de l’encaisser. Durant cette période, l’effet n’est plus en portefeuille mais n’est pas encore encaissé. Cette situation est constatée par le compte 5113 Effets à l’encaissement.
 
3ème étape : Après paiement de l’effet, le bénéficiaire reçoit de sa banque un avis de crédit. Cet avis l’informe de l’encaissement de l’effet, des montants retenus pour la commission d’encaissement, et pour la TVA sur commission. La différence constitue la valeur nette versée.

     2.2 Les effets de commerce à recevoir pour les fournisseurs (remise à l’escompte)
 
1ère étape : idem
 
2ème étape : Si l’effet de commerce est un moyen de paiement à terme pour le client, il constitue pour le fournisseur la possibilité d’obtenir immédiatement de l’argent de sa banque en négociant avant l’échéance. Cette négociation, appelée escompte, transfère la propriété de l’effet de commerce à la banque. En contrepartie, la banque verse les fonds et prélève une retenue appelée agios. Lors de la remise à l’escompte, le porteur endosse l’effet de commerce à l’ordre de sa banque. Un certain temps s’écoule entre la sortie du portefeuille et le versement des fonds. Cette situation est constatée par le compte 5114 effets remis à l’escompte.
 
 
3ème étape : Un avis de crédit de la banque informe le bénéficiaire du versement des fonds. La différence entre la valeur nominale de l’effet et des agios constitue la valeur nette.
Valeur nette = Valeur nominale – Agios
Les agios regroupent :
  • L’escompte : intérêts des fonds versés par anticipation,
  • Une commission bancaire : rémunération du service rendu,
  • La TVA sur commission (19.6%)
 

    2.3 Les effets à payer par le client
 
1ère étape : Pour le client, l’effet de commerce constitue un moyen de crédit, dont le paiement est fixé à une date déterminée par l’échéance. La lettre de change ou le billet à ordre sont pour le tiré des effets à payer. Leur création n’éteint pas la dette initiale, mais la transforme en dette exigible à terme. Le compte 403 Fournisseur - Effets à payer constate cette modification. (405 si fournisseur d’immobilisations)
 
 
2ème étape : A l’échéance, par l’intermédiaire de sa banque, le tiré paie l’effet de commerce. A réception de l’avis de débit, il enregistre le règlement et l’extinction de la dette. Il ne supporte aucun frais.

 3-Le rapprochement bancaire
 
    3.1- principe
A une date donnée le solde du compte “Banque” dans notre comptabilité est généralement différent du solde de notre compte dans la comptabilité du banquier (solde qui apparaît sur l’extrait bancaire qu’il nous a envoyé).

L’ETAT DE RAPPROCHEMENT est le document qui justifie l’écart entre ces deux soldes : l’écart total est expliqué par le détail des opérations qui n’ont pas été enregistrées.

    3.2- But
En faisant apparaître les différences d’enregistrement entre notre comptabilité et les comptes du banquier, l’état de rapprochement permet de visualiser :
  • les erreurs de comptabilisation  (ex : inversions de chiffres, écritures “oubliées”, opérations comptabilisées deux fois, écritures enregistrées dans un “mauvais” compte bancaire, ...)
  • les anomalies dues au banquier (lui aussi peut “parfois” faire des erreurs d’enregistrement, ...)
L’état de rapprochement est donc l’un des outils de vérification de notre comptabilité.

    3.3- Méthode (Documents à utiliser)
 
  1. Le relevé de compte du banquier (les extraits ou relevés bancaires) pour la période, ex : du 1er au 31/3.
  2. Le compte banque (512...)  dans notre comptabilité  (grand livre) pour la même période,  du 1er au 31/3
  3. L’état de rapprochement bancaire de la période précédente, ex. au 28/02 (document conservé dans le classeur de banque, avec les extraits bancaires, par exemple) car il permet  d’expliquer l’écart qu’il y avait déjà au 1er mars.
 
 



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